Faire l’amour peut-il provoquer l’accouchement ?

Parmi toutes les questions que soulève la grossesse dans la vie de couple, l’une des plus importantes reste celle des risques liés aux relations sexuelles, notamment quant aux répercussions sur l’accouchement.

Faire l’amour peut-il provoquer l’accouchement ? À quel moment serait-il plus judicieux de passer à l’action, ou pas ?

Le sexe, un tabou de la grossesse

En vérité, tout dépend des circonstances, qui varient d’une grossesse à une autre, d’une femme à une autre et d’un couple à un autre.

À la base, aucune interdiction ne vient imposer l’abstinence pendant ces neuf mois. Le sexe peut être déconseillé, voire prohibé, au cours d’une grossesse, si et seulement si celui-ci se présente comme une grossesse à risque : un cas de placenta prævia (mauvais emplacement du placenta), ouverture du col et haut risque d’accouchement prématuré…

Selon certaines études, près de la moitié des couples qui attendent un bébé préfère s’abstenir de tout rapport sexuel pendant la grossesse, bien que le gynécologue ne spécifie rien en ce sens.

Les craintes sont multiples : risque d’accouchement prématuré, de blesser le bébé… Au fur et à mesure que les années et les sciences avancent, les médecins tendent à dissiper les appréhensions des futurs parents, quant aux risques réels encourus par le bébé.

Risque d’accouchement prématuré ?

À moins que la grossesse présente un risque imminent et préalable d’accouchement prématuré (ouverture du col avant le 8ème mois), il n’y aucun élément qui permette d’établir de manière effective une quelconque relation entre l’accouchement prématuré et les activités sexuelles.

Ainsi, selon des études menées dans le domaine, la présence et la fréquence des rapports sexuels au sein d’un couple n’influent aucunement sur la durée de la grossesse.

Toutefois, en cas de dépassement de la date du terme de la grossesse, les activités sexuelles sont vivement conseillées, non pas en vue de provoquer à proprement dit l’accouchement, mais plutôt de le faciliter et d’en accélérer le processus. En effet, l’orgasme, en fin de grossesse, peut provoquer des contractions au niveau de l’utérus. Par ailleurs, la prostaglandine contenue dans le sperme agit favorablement dans le processus de l’accouchement.

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