Sida et grossesse

Quand on évoque le SIDA et la grossesse, deux questions viennent à l’esprit : peut-on avoir un enfant sain quand on a le SIDA et quels sont les risques pour la femme enceinte atteinte de ce virus?

Désirer un enfant quand on a le HIV

Avec les avancées de la médecine, il est maintenant possible pour une femme atteinte du SIDA ou porteuse du virus du VIH d’avoir un enfant, avec un risque réduit que ce dernier soit aussi atteint du virus à sa naissance.

Actuellement, il est possible de faire une procréation médicalement assistée (PMA) au cas où l’un des parents serait atteint par le virus du sida. Afin de bénéficier de ce suivi médical, des études doivent être réalisées et une entière collaboration avec le corps médical qui sera chargé du suivi de la grossesse sera établie.

Dans un premier temps, les parents doivent impérativement répondre aux conditions imposées par les dispositions en vigueur. Il faut savoir que les prises en charge ne sont pas les mêmes si l’un des parents ou même les deux sont atteints du virus du Sida. Une information complète et détaillée est alors indispensable afin de mener à bien la grossesse et d’assurer au maximum la santé du bébé.

Cependant, il ne faut pas avoir de faux espoirs concernant ce traitement. Les risques de transmissions du virus mère-enfant sont réduits, mais ne sont pas nuls.

Les risques de transmission du virus de la mère à l’enfant

Les risques de transmission du virus de la mère à l’enfant sont réels. Le VIH se transmet par le sang et par le lait. Dès sa naissance, le bébé est porteur du virus, mais ne peut pas être déclaré comme tel. En effet, il est possible qu’il ne reste pas infecté et c’est pour cela qu’un suivi médical strict lui sera imposé dès sa venue au monde. De nouveaux tests sont réalisés au deuxième mois, afin de déterminer le niveau de contamination du bébé.

Si la mère effectue un dépistage avant la procréation, le taux de transmission du virus vers l’enfant peut être fortement réduit. En optant pour une procréation médicalement assistée, ce taux peut baisser de 25% à 2 %. La plupart du temps, les médecins procèdent avec un accouchement par césarienne afin de réduire les transmissions et les échanges sanguins entre le bébé et sa mère.

Après la naissance, la mère ne peut pas allaiter son enfant. Le lait, tout comme le sang est porteur du virus et risque d’exposer encore plus son enfant au virus VIH.

Outre la transmission du virus, la grossesse d’une femme séropositive peut être menée à bien lorsqu’elle est correctement suivie. Les risques de fausse-couche et d’accouchement prématuré ne sont alors pas liés à la séropositivité.

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